Le troisième cycle a adopté une approche axée sur un produit specifique, en utilisant la viande de volaille comme point d’entrée pratique pour permettre aux participants d’examiner comment les normes de l’OMSA peuvent être appliquées à des situations commerciales réelles.
La volaille a été choisie compte tenu de l’éventail de considérations liées à la santé animale, à la sécurité sanitaire des aliments et à la santé publique associées à sa production et à son commerce, notamment la grippe aviaire à haute pathogènicité (GAHP), la maladie de Newcastle, la résistance aux antimicrobiens (RAM), l’utilisation des antimicrobiens et les résidus de médicaments vétérinaires. L’atelier a également examiné des mécanismes tels que le zonage et la compartimentation, qui peuvent contribuer à gérer les risques liés à la santé animale tout en facilitant un commerce sûr.
Lors des webinaires préparatoires des 29 juillet et 12 août, les participants ont examiné le cadre international régissant le commerce des animaux et des produits d’origine animale, notamment l’Accord de l’OMC sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (Accord SPS), le rôle des « Trois Sœurs » (CIPV, Codex Alimentarius et OMSA), ainsi que la pertinence des normes du Codex Alimentarius en matière de sécurité sanitaire des aliments.
Les sessions ont également porté sur le commerce basé sur l’innocuité de produits, le système HACCP, la certification vétérinaire, l’inspection aux frontières et la quarantaine, ainsi que sur les dispositions pertinentes du Code sanitaire pour les animaux terrestres de l’OMSA.
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L’un des principaux atouts de cet atelier résidait dans l’accent mis sur l’application des normes à des situations commerciales concrètes.
À l’issue des sessions de formation en ligne, les participants ont travaillé en groupes et pris part à des simulations et à des négociations fictives impliquant des pays importateurs et exportateurs. Ces exercices ont permis d’examiner comment les données techniques, les informations sur les maladies et les normes internationales peuvent éclairer les décisions entre partenaires commerciaux.
Une simulation a porté sur un scénario impliquant un foyer d’influenza aviaire à haute pathogénicité (IAHP) dans un pays exportateur. Les participants ont examiné comment un tel événement pourrait affecter les échanges commerciaux et comment les pays pourraient recourir à la notification, à la gestion des risques et aux mesures de santé animale établies pour y faire face.
Pour faciliter des échanges commerciaux dénués, une collaboration est nécessaire entre les Services Vétérinaires, l’industrie et les autres parties prenantes impliquées dans la chaîne de valeur avicole.
Ces exercices ont renforcé un message important : la sécurité des échanges commerciaux ne repose pas seulement sur les normes, mais aussi sur la confiance, la transparence et le partage d’informations en temps opportun.
Les participants ont souligné l’importance d’une notification précoce et ont reconnu que la surveillance, l’évaluation des risques, le zonage et la compartimentation peuvent contribuer à maintenir la sécurité des échanges commerciaux lors d’événements liés à la santé animale.
Dr Neo Mapitse, WOAH Sub-Regional Representative for Eastern Africa. Picture (c) B. Barasa (woah) 2026
Le Dr Neo Mapitse, Représentant sous-régional de l’OMSA pour l’Afrique de l’Est. Photo (c) B. Barasa (omsa) 2026
L’atelier a donc offert aux participants une plateforme pour échanger leurs expériences et examiner certains des défis qui entravent l’accès aux marchés internationaux. Les discussions ont porté sur la situation sanitaire, la certification, la traçabilité, le bien-être animal, les normes privées, le financement, la technologie et l’accès aux informations sur les marchés.
Les participants ont également examiné les mesures que les gouvernements, les Services Vétérinaires et le secteur privé peuvent prendre pour renforcer un accès sûr et durable aux marchés, ainsi que les possibilités d’une coopération régionale accrue et de partenariats public-privé.
Le rôle de la numérisation a également été abordé lors des discussions, en particulier le potentiel de la certification vétérinaire électronique pour contribuer à des processus commerciaux plus efficaces et plus transparents.
Les Membres représentés lors de la réunion (secteur privé, industrie, associations du secteur privé et/ou secteur public, autorités vétérinaires) étaient les suivants :
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Les Délégués de l’OMSA présents à l’atelier venaient du Kenya, du Mozambique et du Soudan du Sud.
Le Dr Allan Azegele, DSV, Délégué de l’OMSA (Kenya) et actuel Président de la Commission du Codex Alimentarius, a prononcé un discours liminaire intitulé : « Le rôle de la Commission du Codex Alimentarius en matière d’aliments d’origine avicole, les questions de résistance aux antimicrobiens et de contaminations, les résidus de produits vétérinaires et l’harmonisation avec l’OMSA » (en anglais).
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L’atelier a démontré l’intérêt de combiner les normes internationales avec des exercices pratiques, les expériences nationales et le dialogue entre les acteurs des secteurs public et privé.
Les retours des participants ont souligné l’intérêt du contenu technique, des exercices pratiques, des études de cas et des occasions d’échanges entre pays. Les participants ont particulièrement apprécié l’accent mis sur le zonage et la compartimentation, la qualité des présentations et l’exercice de simulation sur la négociation commerciale.
Pour le secteur avicole africain, le renforcement de ces capacités peut contribuer à bien plus qu’à faciliter les échanges commerciaux. Des systèmes de santé animale plus solides favorisent la prévention des maladies, la sécurité sanitaire des aliments, la santé publique, la confiance des marchés et la résilience des économies agricoles.
En rassemblant les parties prenantes autour de normes communes et des défis concrets liés au commerce, l’OMSA continue d’aider ses Membres à renforcer leur capacité à appliquer les normes internationales en matière de santé animale et à faciliter un commerce sûr.
En fin de compte, un commerce dénué de risques et durable repose sur des données scientifiques solides, des Services Vétérinaires crédibles, des informations fiables et la confiance entre les partenaires commerciaux. Il est essentiel de consolider ces fondements pour ouvrir de nouvelles perspectives au secteur avicole africain tout en préservant la santé animale et la santé publique.