La Représentation sous-régionale de l’OMSA pour l’Afrique du Nord, a organisé, du 21 au 24 avril, un atelier régional de quatre jours réunissant les Pays Membres de la sous région, les partenaires techniques et les bailleurs de fonds afin de renforcer une approche One Health (Une Seule Santé) coordonnée pour la surveillance et le contrôle des maladies à transmission vectorielle dans la région.
Les échanges ont reposé sur deux temps complémentaires :
Cette dynamique a permis d’instaurer un processus structuré visant à transformer les analyses techniques en orientations stratégiques et en actions concrètes pour l’avenir.
L’atelier de clôture de la phase II de PROVNA a offert aux pays participants l’opportunité de faire le point sur les progrès réalisés, de partager leurs expériences et d’évaluer la mise en œuvre des activités conduites dans le cadre du projet.
À travers des discussions structurées — incluant notamment une analyse SWOT ainsi qu’un examen des plans d’action et des fiches pays — les participants ont pu identifier les principaux acquis, les défis persistants et les opportunités à saisir, tout en définissant les besoins prioritaires et les résultats attendus pour une éventuelle prochaine phase.
Six axes prioritaires communs ont émergé des échanges entre les pays :
Ces priorités traduisent à la fois des enjeux techniques et structurels, notamment la nécessité de renforcer la coordination intersectorielle, d’assurer la pérennité des actions engagées et de mieux valoriser les données dans les processus de prise de décision.
Dr Chadia Wannous, Global One Health Coordinator, WOAH. Picture © N. Brik (woah) 2026
La Dre Chadia Wannous, Coordinatrice Mondiale Une Seule Santé (One Health) OMSA. Photo © N. Brik (omsa) 2026
Faire converger les besoins des pays et les appuis des partenaires :
Dans le prolongement de ces travaux, la table ronde a réuni les pays, les partenaires techniques et les bailleurs afin de mettre en adéquation les besoins identifiés avec les appuis disponibles ou potentiels. Les pays ont présenté leurs priorités nationales, tandis que les partenaires — parmi lesquels des organisations internationales, des réseaux de recherche et des institutions régionales — ont partagé leurs activités en cours ou prévues, ainsi que leurs outils et domaines d’expertise. Une session plénière dédiée a permis d’examiner les moyens disponibles, de mieux articuler les besoins exprimés et les ressources mobilisables, en mettant en lumière des opportunités de renforcer les synergies, de capitaliser sur les initiatives existantes et d’améliorer la coordination entre les secteurs et également entre les pays.
Lors de la deuxième journée de la table ronde, les bailleurs de fonds et partenaires financiers ont présenté leurs priorités stratégiques et leurs perspectives d’intervention, ouvrant la voie à l’identification de nouvelles opportunités de collaboration autour des six axes majeurs.
Ces échanges ont abouti à la définition d’actions prioritaires concrètes, assorties d’indications sur les acteurs concernés et les échéances envisagées. L’accent a été mis sur des mesures réalistes et opérationnelles permettant d’appuyer les pays dans le renforcement de la surveillance et du contrôle des VBD selon une approche One Health.
Vers un suivi coordonné et structuré :
Les résultats des discussions seront consolidés par l’OMSA, notamment les besoins prioritaires identifiés, les lacunes relevées ainsi que les actions proposées, il contribuera ainsi à l’élaboration d’une cartographie structurée des appuis disponibles ainsi que des activités de suivi.
L’atelier et la table ronde ont conjointement réaffirmé l’importance d’une approche One Health collaborative et coordonnée pour répondre aux défis complexes et évolutifs que représentent les maladies à transmission vectorielle en Afrique du Nord.
En réunissant les pays, les partenaires techniques et les bailleurs de fonds dans un dialogue structuré — de l’analyse à l’action — cette initiative marque une étape importante vers le développement de systèmes plus résilients, intégrés et durables pour la prévention et le contrôle des maladies à transmission vectorielle dans la région.