
La 26e Conférence de la Commission Régionale de l’OMSA pour l’Afrique, qui a débuté à Addis-Abeba (Éthiopie) le 4 février 2025, s’est achevée le vendredi 7 février 2025.
La Conférence, à laquelle ont assisté quelque 200 participants de 37 pays africains, était présidée par le Dr Fikru Regassa Gari, Délégué de l’OMSA pour l’Éthiopie, ainsi que par le Dr François Caya, Directeur général adjoint de l’OMSA, le Dr Karim Tounkara, Représentant Régional de l’OMSA pour l’Afrique, et le Dr Honoré Nlemba Mabela, Délégué de l’OMSA pour la République Démocratique du Congo et Président de la Commission Régionale de l’OMSA pour l’Afrique.
Cette conférence a été précédée d’un atelier d’une journée sur le plaidoyer en faveur de l’engagement vers la réunion de haut niveau (UNGA-HLM) sur la résistance aux antimicrobiens, le 3 février 2025, à l’hôtel Raddison Blu, à Addis-Abeba.
L’ouverture solennelle a eu lieu dans la salle de banquets de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) à Addis-Abeba, la capitale de la République Démocratique Fédérale d’Éthiopie. La cérémonie d’ouverture a commencé par des allocutions de bienvenue de la part de plusieurs personnalités, dont le Dr Honoré Robert Nlemba Mabela, Délégué de l’OMSA de la République Démocratique du Congo et Président de la Commission Régionale de l’OMSA pour l’Afrique, la Dre Susana Pombo, Déléguée de l’OMSA du Portugal et Présidente de l’Assemblée Mondiale des Délégués de l’OMSA, et le Dr Karim Tounkara, Représentant Régional de l’OMSA pour l’Afrique.
Le Dr François Caya, Directeur général adjoint de l’OMSA, s’exprimant au nom de la Directrice générale de l’OMSA, la Dre Emmanuelle Soubeyran, a souligné les efforts en cours pour renforcer les capacités et la visibilité des Services Vétérinaires sur l’ensemble du continent. Il a souligné l’importance de moderniser l’Organisation pour répondre aux défis émergents en matière de santé animale et a rappelé aux participants le centenaire de l’OMSA, qui constitue une étape clé dans le secteur de la santé animale. En outre, il a fait référence à la récente transition du leadership, soulignant la vision ambitieuse de la nouvelle Directrice générale de l’OMSA, la Dre Emmanuelle Soubeyran, qui a été élue en mai 2024. La présentation détaillée du Dr Caya a souligné l’engagement de l’OMSA à faire progresser les Services Vétérinaires et à renforcer les cadres mondiaux zoo-sanitaires pour répondre aux besoins de l’avenir.
Pour sa part, la Dre Huyam Salih, Directrice de l’UA-BIRA, a prononcé un discours au nom de S.E. Mme Josefa Leonel Correia Sacko, Commissaire de l’Union Africaine chargée de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable.
La session d’ouverture a été suivie par les Ministres (et Secrétaires d’État) chargés de l’agriculture et/ou de l’élevage de cinq Membres, dont l’Éthiopie :
M. Girma Amente, Ministre de l’Agriculture de l’Éthiopie, a invité M. Temesgen Tiruneh, Vice-Premier Ministre de l’Éthiopie à officiellement déclarer la Conférence ouverte. Le programme provisoire a ensuite été présenté à l’assemblée plénière, qui l’a adopté avec de légères modifications, fixant ainsi le cadre des discussions et des activités de la Conférence. Les participants ont élu les personnes suivantes au Comité de la Conférence :
Les 37 pays africains représentés à la conférence étaient
Photo de groupe à la fin de la cérémonie d’ouverture, avec de gauche à droite : le Représentant Régional de l’OMSA pour l’Afrique, le Président de la Commission Régionale de l’OMSA pour l’Afrique, le Secrétaire d’Etat pour les Industries Animales de l’Ouganda, le Directeur général adjoint de l’OMSA, la Présidente de l’Assemblée Mondiale des Délégués de l’OMSA, le Vice-Premier Ministre de l’Éthiopie, le Ministre de l’Agriculture de l’Éthiopie, la Directrice de l’UA-BIRA et le Secrétaire d’État pour l’Élevage et la Pêche de l’Éthiopie. Photo (c) E. Wijers (woah) 2025.
En outre, plusieurs organisations internationales et régionales, des ONG internationales, des bailleurs de fonds et d’autres observateurs ont participé à la conférence :
…ainsi que de nombreux représentants de missions diplomatiques basées à Addis-Abeba, des représentants du secteur privé et des organisations et associations de la société civile éthiopienne, du secteur public, du monde universitaire et des institutions parastatales.
Des membres estimés de divers organes décisionnels et consultatifs scientifiques de la OMSA étaient également représentés à la réunion, tels que le Dr Baptiste Dungu (Commission scientifique de l’OMSA pour les maladies animales) et le Prof. Yalacet Kaboret (Centre Collaborateur de l’OMSA, Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires, EISMV Dakar).
L’élection du bureau de la Conférence (Éthiopie, Cameroun et Lesotho) et l’adoption de l’ordre du jour ont été suivies d’une première présentation faite par le Directeur général adjoint de l’OMSA, au nom de la Directrice générale, sur le thème suivant “Emanciper les Services Vétérinaires, améliorer la visibilité et moderniser l’OMSA pour faire face aux défis zoo-sanitaires (en Anglais)“.
Cette présentation a été suivi par le discours principal du pays hôte, l’Éthiopie, sur le thème suivant “Présentation du pays-hôte et discussion sur les expériences de l’Ethiopie (en Anglais)”.
Deux thèmes techniques ont été présentés au cours de la Conférence, à savoir
Les deux thèmes techniques ont été suivis de débats et d’interactions entre les intervenants, les Délégués de l’OMSA et les experts techniques, qu’ils soient nationaux, régionaux ou internationaux.
En outre, une session de posters a été organisée pour soutenir certains des thèmes abordés dans les présentations formelles lors des sessions plénières.
Viola Chemis, Coordinatrice régionale de programmes de l’OMSA, a présenté les résultats de la deuxième réunion du Groupe permanent d’experts (GPE) du GF-TADs pour l’Afrique sur la PPCB en Afrique. Elle a fourni des détails sur les sujets prioritaires du GPE, la raison d’être des plans nationaux et stratégiques, et quelques leçons tirées de la Zambie. Elle a insisté sur le fait que le renforcement des capacités des Services Vétérinaires nationaux est essentiel pour une lutte efficace contre les maladies, et qu’il nécessite des investissements dans la formation du personnel et dans des solutions de distribution de vaccins. Les efforts devraient être alignés sur d’autres stratégies de lutte contre des maladies prioritaires, en utilisant des approches économiquement justifiées telles que le zonage, l’abattage sélectif (“test-and-slaughter”), la surveillance et des vaccinations combinées.
Le Dr Hiver Boussini, Chef d’unité de santé animale à l’UA-BIRA, a donné aux participants un aperçu de la Stratégie pour le bien-être animal en Afrique (AWSA), a présenté la Plate-forme africaine pour le bien-être animal (APAW), a présenté la collaboration entre l’UA-BIRA et WOAH pour promouvoir l’alignement des politiques, le renforcement des capacités en Afrique et une intégration régionale plus solide, et a discuté des prochaines étapes pour renforcer le bien-être animal dans la région. Les Membres ont été encouragés à:
Accroître l’adoption de vaccins de qualité pour les maladies du bétail en Afrique (Dr Charles Bodjo, Directeur AU PANVAC)
Le Dr Charles Bodjo, Directeur de l’UA-PANVAC (Centre Pan-Africain des Vaccins vétérinaires de l’Union Africaine), a fait une présentation sur le thème « Accroître l’adoption de vaccins de qualité pour les maladies du bétail en Afrique ». Il a notamment souligné que la qualité des vaccins est un facteur essentiel dans la prévention des maladies et que la vaccination doit donc être une priorité. Autant la qualité des vaccins s’améliore dans la région, avec la mise en place de procédures de test claires, ce qui est encourageant, les besoins en évaluation de la qualité des vaccins reste un problème critique dans la région. L’amélioration et l’évaluation de laboratoires jouent également un rôle clé dans la garantie de la qualité des vaccins.
Les messages clés de la présentation sont les suivants :
L’après-midi du deuxième jour, les présentations de M. Ian Peter Busuulwa, Chargé de projet – FIRABiOT (Représentation de l’OMSA pour l’Afrique orientale) et Francesco Valentini, Chargé de programme – PROVNA (Représentation de l’OMSA pour l’Afrique du nord), ont permis d’approfondir les projets et la contribution de l’OMSA à la préparation aux situations d’urgence.
L’OMSA joue un rôle essentiel dans la préparation et le renforcement des pays contre ces menaces, étant donné que 80 % des agents pathogènes liés au bioterrorisme proviennent d’animaux. La réponse de la OMSA à ces menaces en constante évolution repose sur cinq domaines vitaux, dont deux ont été abordés au cours de la présentation:
– L’OMSA a élaboré des normes et des lignes directrices internationales spécifiques à la biosécurité et à la sûreté biologique, garantissant ainsi une base scientifique pour la gestion des risques sanitaires.
– L’OMSA soutient les pays par le biais de son Processus de Performance des services vétérinaires (PVS), en proposant des programmes de renforcement des capacités tels que ZOOSURSY, le jumelage de laboratoires, FIRABioT et PROVNA.
– Des partenariats stratégiques avec l’Union africaine, INTERPOL et le Partenariat mondial contre les armes de destruction massive renforcent encore les efforts déployés.
Projet FIRABioT : Renforcer la résilience face aux menaces biologiques
L’une des initiatives clés est le projet FIRABioT, lancé en 2023 et financé par Global Affairs Canada. Ce projet vise à renforcer la résilience face aux menaces biologiques dans neuf pays africains, en mettant l’accent sur les ateliers nationaux axés sur les besoins, les protocoles de biosécurité, la formation au diagnostic et l’élaboration de plans d’urgence pour les zoonoses.
Projet PROVNA : Surveillance éco-régionale des maladies à transmission vectorielle
Le projet PROVNA vise à définir des écorégions en Afrique du Nord pour améliorer la surveillance des maladies à transmission vectorielle, telles que la fièvre de la vallée du Rift (FVR). En intégrant les données satellitaires et la surveillance sur le terrain, l’initiative soutient le suivi ciblé des épidémies dans la région.
L’OMSA reste déterminée à renforcer les efforts internationaux en matière de réduction des menaces biologiques, avec une conférence mondiale sur la réduction des menaces biologiques prévue pour octobre 2025. Cette conférence se concentrera sur les expériences historiques, les défis actuels et les stratégies innovantes pour les menaces futures.
Enfin, en tant qu’autorité mondiale en matière de santé animale, l’approche tous risques de l’OMSA est essentielle à la préparation et à l’atténuation des menaces pour la sécurité sanitaire. Grâce à une collaboration étroite entre ses membres et ses partenaires mondiaux, l’OMSA continue de mener des initiatives efficaces qui renforcent les capacités de préparation et de réponse dans le monde entier.
La Dre Huyam Salih, Directrice de l’UA-BIRA, a présenté les développements sur l’éradication de la PPR en lien avec la politique de l’UA, la Stratégie africaine de santé animale, la Stratégie CAADP (PDDAA) de 2025, la Déclaration de Kampala de 2025, les détails de la phase préparatoire du Programme PPR financé par l’Union Européenne, en mentionnant les aspects de gouvernance à mettre en œuvre par le biais du Secrétariat Panafricain pour la PPR (PAPS). Cette présentation a été suivie d’une table ronde au cours de laquelle elle a mentionné d’autres activités imminentes telles que la sensibilisation et la prise de conscience des parties prenantes, la collaboration avec les communautés économiques régionales, le renforcement du plaidoyer et de la mobilisation des ressources, ainsi que la promotion de décisions politiques visant à donner la priorité à l’éradication de la PPR à différents niveaux.
Les autres intervenants étaient le Dr Charles Bodjo, représentant de l’UA-PANVAC, le Dr Mbargou Lô, Délégué de l’OMSA du Sénégal et Membre du Conseil, le Dr Abderrahman El Abrak, Délégué de l’OMSA du Maroc et Vice-Président de la Commission Régionale de l’OMSA pour l’Afrique, le Dr Felix Njeumi, représentant le Secrétariat Conjoint FAO/OMSA pour la PPR, et le Dr Karim Tounkara, Représentant Régional de l’OMSA pour l’Afrique. Le panel était animé par la Dre Viola Chemis, travaillant pour le Service des actions régionales (SAR) de l’OMSA.
Pour garantir la qualité des vaccins utilisés dans le pays, le Directeur de l’UA-PANVAC a souligné l’importance pour les Membres de n’utiliser que des vaccins certifiés et d’utiliser le site web du PANVAC pour confirmer la certification des lots de vaccins. Il a également encouragé les partenariats public-privé dans la production de vaccins, notant que les producteurs de vaccins existants ont la capacité de répondre aux besoins estimés en vaccins, mais que la demande reste inconnue.
Les points saillants du programme d’éradication de la PPR au Maroc, de la part du Délégué du Maroc ont montré l’importance de la mobilisation des ressources nationales, de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une stratégie de vaccination, d’une législation favorable à l’application de mesures de contrôle telles que la vaccination impliquant des vétérinaires privés, la fourniture d’une vaccination gratuite et d’une indemnisation des éleveurs. Le point faible des programmes reste le risque de réintroduction de la PPR par les mouvements de bétail, ce qui nécessite une approche sous-régionale pour l’éradication de la PPR. L’engagement des vétérinaires du secteur privé (et des VPP en ce qui concerne le Sénégal) a permis d’accroître la couverture.
Pour sa part, le Délégué du Sénégal a indiqué que son pays dispose de capacités de production de vaccins et que le Sénégal a fourni des vaccins aux pays voisins pour soutenir la mise en œuvre de plans de vaccination harmonisés. Le Sénégal fait partie des pays qui mettent en œuvre le projet PRAPS, financé par la Banque Mondiale et est en mesure de soutenir la vaccination contre la PPR et la PPCB ainsi que le suivi post-vaccinal. Le pays diversifie les outils utilisés pour marquer les animaux vaccinés afin de favoriser la traçabilité et le suivi post-vaccination. Toutefois, il rencontre des difficultés pour accéder aux kits de sérosurveillance, ce qui retarde le processus.
Le Co-président du Secrétariat Conjoint FAO/OMSA PPR (FAO) a informé les Membres qu’il fallait donner la priorité à la collecte de données épidémiologiques, socio-économiques (recensement du bétail, mouvements d’animaux, points d’eau/pâturage, routes commerciales) et moléculaires. Il a souligné l’importance du système de traçabilité, des informations sur les opérateurs de la chaîne de valeur, du renforcement de la surveillance et de la soumission des données de séquençages de la PPR aux Laboratoires de Référence pour la PPR pour soutenir la caractérisation et la compréhension des souches circulantes afin d’éclairer la délimitation des épisystèmes. Il a également mentionné le soutien que peut apporter l’AIEA par l’intermédiaire du réseau de laboratoires vétérinaires pour le renforcement des capacités et le transfert de technologies. Les Membres ont également été informés que le Secrétariat peut apporter son soutien en matière de plaidoyer, de sensibilisation, de coordination et de partenariat, de mobilisation des ressources et de renforcement des capacités.
Le Représentant Régional pour l’Afrique, le Dr Karim Tounkara, a souligné le soutien apporté par les normes existantes en matière de surveillance et de vaccination, les manuels de diagnostic, l’approbation des programmes de contrôle officiels, la reconnaissance du statut, l’auto-évaluation à l’aide de l’outil PMAT , la notification et le rapportage via WAHIS, les aides au diagnostic, renforcement des capacités et les exercises de comparaisons inter-laboratoires, en utilisant des laboratoires de référence et le réseau de l’OMSA pour la PPR. Il a également rappelé les programmes existants par l’intermédiaire du BMZ OHRT qui soutient le Cameroun et la Namibie, le Projet PCTAD en Afrique orientale et le PRAPS en Afrique de l’ouest et du centre.
Le Dr Rahul Shrivastava, du Service de renforcement des capacités (SRC) de l’OMSA, a commenté le Forum africain sur les partenariats public-privé dans le domaine vétérinaire et en a souligné les principales conclusions :
Le Dr Abdou Ceesay, Délégué de la Gambie, a fourni aux participants des détails sur la situation de la rage dans son pays. Il a commencé par donner quelques informations clés sur la Gambie en général, notamment sur la population canine. Il a également fourni des détails sur la déclaration de la maladie, soulignant que la rage n’a jamais été signalée chez les animaux sauvages dans le pays, avec seulement 8 cas confirmés chez les chiens sur une période de 5 ans (tous entre 2009 et 2012). D’autres cas suspects mais non confirmés ont été signalés chez des chiens, des ânes et des chevaux en 2014. Il a également fourni des détails sur les cas humains signalés entre 2006 et 2021, avec 171 patients ayant des antécédents d’exposition à la rage, qui ont tous été traités par prophylaxie post-exposition (PEP).
En ce qui concerne la situation actuelle dans le pays, le Délégué a expliqué que le contrôle de la rage fait partie du programme de prévention et de contrôle des maladies du Département des Services de l’Elevage (de facto les Services Vétérinaires, SV, de la Gambie), que la rage est une zoonose prioritaire pour la Gambie, qu’une approche stratégique pour le contrôle et l’élimination éventuelle de la rage a été adoptée en 2016, et que l’initiative de contrôle de la rage est pleinement soutenue par le Gouvernement et les partenaires des Services Vétérinaires. À l’exception des deux dernières années, le Gouvernement a fourni un financement annuel pour les vaccins antirabiques.
La Gambie a mis en œuvre une stratégie de lutte contre la rage tout au long de l’année, avec des campagnes de vaccination annuelles débutant le 28 septembre pour coïncider avec la Journée mondiale contre la rage. L’approche comprend la vaccination sur demande, des chiens de propriétaires et des initiatives de piégeage et de vaccination des chiens errants, bien que la couverture reste faible. Les campagnes de sensibilisation du public s’appuient sur les médias, notamment la télévision nationale, la radio communautaire et les symposiums. Des mesures de contrôle de la population canine, telles que la stérilisation, sont également en place, en particulier pour les chiens errants. La rage est une zoonose prioritaire dans le cadre de la plateforme One Health (Une Seule Santé) du pays, avec une forte collaboration entre les ONG, les organisations vétérinaires et les agences gouvernementales. Des partenariats avec l’Office du Tourisme de Gambie permettent de mettre en place des programmes ad hoc de lutte contre la rage, principalement soutenus par le Ministère du tourisme.
Une collaboration entre Mission Rabies UK et les SV Gambiens a été mise en place afin de mener une campagne de vaccination plus efficace. Avec le soutien de l’OMSA, les SV prévoient de recenser la population canine en Gambie.
La Dre Jenny Hutchison, Cheffe du Services d’information et d’analyse zoo-sanitaire mondiale (WAHIAD), a fait une présentation sur les dernières améliorations du Système mondial d’information sur la santé animale (WAHIS) et sur la situation des Membres africains en matière de notification.
Elle a présenté le contexte de la notification de la fièvre aphteuse en Afrique, afin d’étayer un débat d’experts sur l’utilisation du WAHIS et les pratiques de notification, y compris l’utilisation d’événements stables.
Cinq panélistes (Côte d’Ivoire, Lesotho, Madagascar, Nigeria, Ouganda) ont participé à la discussion. Les points suivants peuvent être tirés de l’échange entre les panélistes :
Mme Jennifer Lasley, Coordinatrice de programme senior du Service de renforcement des capacités (SRC) de l’OMSA, a offert à tous les participants à la conférence une session de formation sur la manière d’utiliser les données PVS dans le PVS Information System (PVS IS) et les preuves pour défendre les cas d’investissement pour les Services Vétérinaires (VS) et agir sur les recommandations PVS afin que les VS puissent fournir à des milliards de personnes un accès à des services essentiels qu’ils n’ont pas, améliorant ainsi leurs moyens de subsistance et la santé et le bien-être des animaux.
Les Délégués ont utilisé les données PVS, les informations et les tableaux de bord contenus dans le Système d’information PVS (PVS-IS) pour réaliser des exercices interactifs qui les ont aidés à découvrir comment les données pertinentes peuvent être trouvées, analysées et présentées, et comment exploiter le Système d’information PVS pour développer des dossiers d’investissement et des plans stratégiques pour le maintien et l’amélioration de la performance
Après une expérience pratique, les Délégués ont conclu que l’incapacité à créer des dossiers d’investissement attrayants peut constituer un goulot d’étranglement pour l’investissement dans les SV, et que des dossiers d’investissement fondés sur des preuves sont essentiels pour combler les lacunes en matière d’infrastructures et de services dans les SV afin d’inspirer confiance aux investisseurs, de démontrer la viabilité financière, et de promouvoir la responsabilité et la transparence.
Le Wildlife Health Framework (WHF) a été déployé en 2021 pour une durée de 5 ans après consultation des Membres de WOAH, afin de donner aux Services Vétérinaires les moyens d’agir sur les questions de santé des espèces sauvages et de protéger la santé des espèces sauvages en utilisant une approche « One Health » (Une Seule Santé).
Dans le cadre de la santé de la faune sauvage, financé par six Membres et l’UE, les collaborations ont été renforcées, des lignes directrices ont été produites, l’utilisation des données a été soulignée, le renforcement des capacités a été catalysé et de nombreux outils de communication ont été produits pour répondre aux besoins et aux attentes des délégués recueillis au cours de la phase de conception du programme.
Les Délégués ont été invités à donner leur avis en temps réel sur l’impact de l’actuel WHF et sur les domaines d’intérêt du futur programme de santé de la faune de OMSA à l’aide d’un outil de présentation interactif. Ces données, combinées aux commentaires des Délégués des autres régions de OMSA, serviront à l’élaboration de la prochaine stratégie de OMSA en matière de santé de la faune sauvage.
The AU Commissioner for Agriculture, Rural Development, Blue Economy, and Sustainable Environment (ARBE), H.E. Josefa Sacko, surrounded by Ministers, during the ribbon cutting celebration. Picture (c) E. Wijers (woah) 2025.
La Commissaire de l’UA chargée de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable (ARBE), S.E. Josefa Sacko, entourée de Ministres, lors de la cérémonie de lancement. Photo (c) E. Wijers (woah) 2025.
Le lundi 3 février, l’UA-BIRA, l’UA-PANVAC, la FAO et OMSA ont lancé ensemble le Programme panafricain d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), à l’hôtel Sheraton Addis, à Addis-Abeba.
À la fin de la conférence, le Dr Neo Mapitse a résumé les principales conclusions de la conférence, dans lesquelles figure le plaidoyer et la visibilité, des cadres et des politiques claires, la collaboration et les partenariats ainsi que l’engagement et la sensibilisation des communautés ont été soulignés comme des éléments essentiels pour assurer la durabilité et la réactivité de toutes les actions liées à la santé et au bien-être des animaux, à la sécurité sanitaire des aliments et au commerce dénué de risques dans la région.
Visit of the vaccine production facility in NVI, Bishoftu. Picture (c) Yodit Endalew (Ministry of Agriculture Public Relations) 2025.
La réunion d’Addis Abeba s’est achevée le jeudi 6 février avec l’adoption des deux séries de recommandations, pour les deux thèmes techniques (à télécharger ci-dessous). Des excursions et visites de terrain ont été organisées le vendredi 7 février, à la fois à Addis-Abeba et à Bishoftu (Debre-Zeit), au sud de la capitale, où sont basés l’Institut vétérinaire national (National Veterinary Institute, NVI) et l’UA-PANVAC.
Visite des installations de production de vaccins à la NVI, Bishoftu. Photo (c) Yodit Endalew (Relations publiques du Ministère de l’Agriculture) 2025.
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Le Service d’information et d’analyse de la santé animale mondiale de l’OMSA (WAHIAD) était présent tout au long de la conférence avec un kiosque WAHIS, disponible pour aider les Délégués et les représentants des Membres à répondre aux questions qu’ils pourraient avoir sur la soumission ou la récupération d’informations auprès de WAHIS.
Écran interactif au kiosque WAHIS. Photo (c) P. Bastiaensen (woah) 2025