Le 26 novembre 2025, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD), a organisé un webinaire consacré à l’impact et à la capitalisation du Projet « Professionnalisation des para-professionnels vétérinaires » (P3V). Cet événement visait à mettre en lumière les résultats du Projet, les enseignements tirés de sa mise en œuvre et les perspectives ouvertes pour la consolidation et la pérennisation de ses acquis.
Le présent article s’inscrit dans une série de cinq contributions issues de ce webinaire, chacune correspondant à une présentation. Après un premier article consacré à la présentation générale du Projet P3V, un deuxième dédié à l’analyse de ses impacts et des enseignements tirés de sa mise en œuvre, puis un troisième centré sur l’analyse des besoins réels des éleveurs et éleveuses, ce quatrième article porte sur la capitalisation des approches, des outils et des enseignements issus de la mise en œuvre du Projet.
Ce quatrième article s’appuie sur la présentation animée par la Dre. Camille Delavenne et Mme. Catriona Mackenzie, du cabinet EpiMundi. Cette session a permis de mettre en lumière la manière dont le Projet P3V a structuré la documentation, l’analyse et la diffusion de ses acquis, dans une logique de durabilité des résultats et de préparation à la transférabilité du modèle vers d’autres contextes.
Entré dans sa phase finale, avec une clôture prévue à l’horizon juin 2026, le Projet P3V a engagé une démarche volontaire de capitalisation, considérée comme un pilier central de la pérennisation de ses acquis. La capitalisation est entendue comme un processus structuré de documentation et d’apprentissage, visant à :
Cette démarche répond à un enjeu clé : éviter que les apprentissages accumulés sur plusieurs années ne se perdent à la fin du financement du Projet.
La démarche de capitalisation du P3V repose sur une méthodologie rigoureuse, articulée autour de plusieurs étapes complémentaires :
Cette méthodologie vise moins à produire une étude d’impact supplémentaire qu’à structurer une mémoire du Projet, mobilisable au-delà de sa durée de vie.
Les outils développés dans le cadre du P3V s’inscrivent à l’échelle du Projet, avec une ambition régionale. Ils ne constituent ni une comparaison entre pays, ni une analyse spécifique à un institut ou à un contexte national isolé.
Leur valeur ajoutée réside dans leur capacité à :
Cette approche reconnaît que la transférabilité ne peut être mécanique, mais qu’elle repose sur une appropriation contextualisée des outils et des enseignements.
La capitalisation a permis de faire émerger plusieurs conditions de réussite essentielles à la durabilité du modèle P3V :
Ces éléments constituent un socle structurant pour toute initiative visant à professionnaliser durablement les para-professionnels vétérinaires (PPV).
Les résultats généraux mis en évidence par la capitalisation témoignent d’une montée en compétences à plusieurs niveaux :
La capitalisation met toutefois en lumière des questions clés pour la durabilité, notamment :
Cette quatrième présentation du webinaire souligne que la capitalisation n’est pas une activité annexe, mais un levier stratégique de durabilité et de transférabilité. En structurant et en partageant les enseignements issus du P3V, le Projet a posé les bases d’une mémoire collective, mobilisable par les acteurs nationaux et régionaux.
Ces acquis constituent un appui essentiel pour accompagner l’appropriation des outils, renforcer le plaidoyer politique et soutenir l’extension du modèle P3V. Ils ouvrent la voie au cinquième et dernier article de la série, consacré aux conditions de transférabilité du P3V vers d’autres pays.
Les outils de capitalisation, Dre. Camille Delavenne et Mme. Catriona Mackenzie (EpiMundi).