Le quatrième cycle dans la série de formations des points focaux nationaux de l’OIE pour la faune sauvage s’est tenue dans le Parc National du Lac Nakuru dans la vallée du Rift au Kenya. Du 22 au 24 novembre, quelques 25 participants anglophones de l’Afrique et du Moyen-Orient ont pris part à cette formation de trois jours, à savoir Bahreïn, Botswana, Gambie, Ghana, Jordanie, Kenya, Liban, Malawi, Maurice, Mozambique, Nigeria, Oman, Ouganda, Rwanda, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Dr Kisa Juma Ngeiywa, Directeur des Services Vétérinaires et Délégué de l’OIE du Kenya qui a prononcé une allocution d’ouverture, aux côtés des Drs. Ali El-Romeh (OIE Beyrouth), Walter Masiga (OIE Nairobi), Moetapele Letshwenyo (OIE Gaborone) et Elisabeth Erlacher-Vindel (OIE Paris)
Les Services de Sciences et nouvelles technologies (SNT) et de l’Information et de l’analyse zoo-sanitaire mondiale (WAHIAD) de l’OIE à Paris ont facilité ce séminaire. Outre le personnel du siège de l’OIE et le personnel régional de l’OIE (Beyrouth, Gaborone, Nairobi) des contributions ont été faites par deux Centres de Référence de l’OIE pour la faune sauvage (DVTD en Afrique du Sud et NWHC, aux États-Unis), ainsi que deux experts régionaux du Kenya (du Kenya Wildlife Services, KWS et le projet “Preparedness and Response” ou Préparation et Riposte, financé par USAID).
La formation a également bénéficié d’une intervention par liaison vidéo de Genève de la part de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) avec laquelle l’OIE a signé un accord de coopération en décembre 2015.
Photographie de groupe avec les représentants de l’OIE et le Délégué de l’OIE du Kenya assis au premier plan.
Les points focaux nationaux du Kenya, du Liban, du Nigeria, d’Oman, du Rwanda et de la Tanzanie ont fait des présentations sur les défis spécifiques rencontrés dans la surveillance des maladies des animaux sauvages et sur les progrès accomplis depuis la dernière formation des points focaux de l’OIE.
La formation a été axée sur la biodiversité, les stratégies de surveillance des maladies de la faune, les enquêtes sur les mortalités de la faune et le diagnostic des maladies de la faune, avec des exercices pratiques menés en 5 groupes de travail, ainsi qu’une séance interactive spécifique sur la surveillance de la tuberculose bovine.
Le dernier jour, les participants ont été invités à examiner l’utilisation du système de notification des maladies de la faune du système mondial d’informations zoo-sanitaires de l’OIE (WAHIS-Wild).
Sachant que certains des participants ont une longue expérience dans la gestion de la santé animale dans les zones de conservation les plus renommées au monde, l’atelier s’est avéré être d’un niveau technique très élevé, avec des échanges dynamiques entre les scientifiques et les vétérinaires de terrain.
Cette formation a été financée par le Fonds Mondial de l’OIE pour la santé et le bien-être animal, à travers des subventions de la Commission Européenne (projet « Renforcement des Services Vétérinaires dans les Pays en Voie de Développement » du Parlement Européen)et de la République de l’Italie, avec le soutien financier de la République du Kenya et de Kenya Wildlife Services (KWS).
La prochaine formation est prévue pour les pays africains francophones, et se tiendra à Lomé, au Togo, du 17 au 19 janvier 2017
Crédit photos © P. Bastiaensen (oie) 2016, sauf mentions contraires.