Opening ceremony of the Zimbabwe National Bridging Workshop, led by the WOAH Delegate and Head of the Department of Veterinary Services (DVS), Dr Pious Makaya. Picture (c) JF. Kinani (woah) 2026
Cérémonie d’ouverture de l’Atelier National de Passerelles (NBW) du Zimbabwe, dirigée par le Délégué de l’OMSA et Directeur du Département des Services Vétérinaires (DVS), Dr Pious Makaya. Photo (c) JF. Kinani (omsa) 2026
Au Zimbabwe, les maladies transmissibles entre les animaux et les humains continuent de représenter un défi majeur pour la santé publique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Les épidémies d’anthrax et de rage, les préoccupations liées à la résistance aux antimicrobiens et les pressions croissantes exercées sur les écosystèmes naturels soulignent toute la nécessité d’une collaboration plus étroite entre les différents secteurs.
Pour relever ces défis, le secteur de la santé doit redoubler d’efforts. Les Services vétérinaires, les autorités environnementales et les institutions de santé publique jouent tous un rôle essentiel dans la prévention, la détection et la gestion des menaces sanitaires à l’interface entre l’homme, l’animal et l’environnement.
Cette approche intégrée, connue sous le nom de « Une Seule Santé », est de plus en plus reconnue comme indispensable pour renforcer la préparation et la résilience nationales. Dans ce contexte, le Zimbabwe a organisé un Atelier National RSI-PVS (National Bridging Workshop), mis en place conjointement par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Soutenu par l’Union européenne, dans le cadre de sa stratégie « Global Gateway », et mis en œuvre dans le cadre du projet ZOOSURSY, cet atelier de trois jours a réuni 60 participants, principalement des experts techniques issus des secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement.
La forte participation d’autant de femmes que d’hommes a reflété l’engagement du Zimbabwe en faveur d’une collaboration inclusive et multisectorielle. Cet atelier avait pour objectif d’identifier les lacunes en matière de coordination entre les différents secteurs et d’élaborer une feuille de route commune visant à améliorer la préparation et la réponse face aux menaces zoonotiques.
Les ateliers Nationaux RSI-PVS offrent aux représentants d’un large éventail de secteurs l’occasion d’évaluer les lacunes existantes en matière de collaboration dans des domaines techniques clés. Au Zimbabwe, cet atelier contribue directement aux objectifs du projet ZOOSURSY, qui vise à renforcer la capacité des pays à anticiper, détecter et répondre aux maladies zoonotiques grâce à une meilleure surveillance et à une collaboration intersectorielle renforcée.
Tinashe Hodobo, Secrétariat « Une Seule Santé », Ministère de l’Agriculture, de la Mécanisation et du Développement des ressources en eau
L’atelier a appliqué la méthodologie conjointe OMS-OMSA qui combine le cadre de suivi et d’évaluation du Règlement sanitaire international (RSI-MEF) de l’OMS avec le Processus d’évaluation de la Performance des Services vétérinaires (PVS) de l’OMSA, en s’appuyant sur les mêmes groupes de travail multisectoriels. En s’appuyant sur des rapports d’évaluation clés, les participants ont analysé cinq enjeux prioritaires de santé publique au Zimbabwe :
Au sein de groupes de travail multidisciplinaires, les participants ont évalué la collaboration dans 16 domaines techniques et identifié des actions concrètes visant à renforcer la coordination entre les secteurs.
Group picture of the Zimbabwe One Health Steering Committee with representative of the Quadripartite in the region. Photo (c) M. Pamela (Ministry of Environment) 2026.
Photo de groupe du comité de pilotage « One Health » du Zimbabwe avec un représentant de la Quadripartite régionale. Photo (c) M. Pamela (Ministère de l’Environnement) 2026.
Dans l’ensemble, l’atelier a jeté des bases solides pour une mise en œuvre durable de l’approche « Une Seule Santé » en favorisant une compréhension commune, en renforçant la confiance entre les secteurs et en élaborant une feuille de route adoptée conjointement, en cours de validation par le gouvernement du Zimbabwe, destinée à orienter la prévention, la détection et la réponse coordonnées aux menaces sanitaires prioritaires à partir de 2026.
Les participants se sont mis d’accord sur les actions prioritaires et ont identifié des mesures concrètes pour leur mise en œuvre. Les discussions ont également permis de distinguer les défis spécifiques à certaines maladies des problèmes systémiques plus généraux, révélant ainsi de nouvelles opportunités de collaboration multisectorielle durable. L’atelier a également été l’occasion de présenter le projet ZOOSURSY et de discuter de la manière dont les activités futures contribueront à la mise en œuvre de la feuille de route intégrée en matière de santé du Zimbabwe.