La Représentation régionale de l’OMSA en Afrique se joint aux efforts mondiaux ce 6 juillet 2026 pour célébrer la Journée mondiale des zoonoses et sensibiliser le public aux maladies zoonotiques. Les maladies zoonotiques, également appelées zoonoses, sont des maladies qui se transmettent entre les animaux et l’homme par divers moyens, tels que le contact avec des animaux ou des personnes infectés, l’inhalation, la consommation d’aliments ou d’eau contaminés, entre autres.
Les zoonoses restent un enjeu sanitaire mondial majeur : environ 60 % des maladies infectieuses humaines connues proviennent des animaux et près de 75 % des maladies infectieuses émergentes chez l’homme ont une origine animale, ce qui souligne le rôle essentiel de services vétérinaires solides pour prévenir l’émergence de maladies, détecter précocement les menaces et protéger à la fois la santé animale et la santé humaine.
En tant qu’autorité mondiale en matière de santé animale, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) collabore avec ses Membres et ses partenaires pour renforcer les systèmes de santé animale, améliorer la détection et la notification des maladies, et promouvoir des politiques fondées sur des données probantes visant à réduire le risque d’émergence et de propagation des maladies. À travers ses initiatives mondiales et régionales, l’OMSA aide les pays à mettre en place des services vétérinaires résilients et à faire progresser l’approche «Une seule santé » (One Health), qui reconnaît l’interdépendance entre la santé des personnes, des animaux, des végétaux et des écosystèmes.
À l’occasion de la Journée mondiale contre les zoonoses, l’OMSA continue de plaider en faveur d’un renforcement des investissements dans la santé animale, consciente que des systèmes de santé animale résilients sont essentiels à la prévention des risques liés aux zoonoses, garantissant ainsi la santé de tous à l’interface entre l’élevage, la faune sauvage, l’homme et l’environnement.
L’Afrique est fortement touchée par les maladies zoonotiques, notamment la rage, la fièvre de la vallée du Rift, la maladie à virus Ebola, la fièvre de Marburg, la grippe aviaire, la tuberculose, la brucellose et de nombreuses menaces infectieuses émergentes, qui continuent de poser des défis majeurs aux communautés, aux moyens de subsistance, aux systèmes alimentaires et aux économies à travers l’Afrique et au-delà.
La transmission et l’émergence des maladies zoonotiques à travers l’Afrique sont en outre favorisées par la croissance démographique, la demande croissante d’aliments d’origine animale, les changements environnementaux et climatiques, les interactions étroites entre la faune sauvage, le bétail et les populations, ainsi que les mouvements d’animaux, de produits d’origine animale et de personnes à l’intérieur des frontières et au-delà, ce qui souligne la nécessité de renforcer les services vétérinaires et de mettre en place une collaboration efficace dans le cadre de l’approche « Une seule santé ».
Consciente de ces réalités, la Représentation régionale de l’OMSA pour l’Afrique encourage la collaboration multisectorielle et aide les pays à renforcer les capacités de préparation, de prévention et d’intervention de leurs systèmes vétérinaires face aux maladies, grâce à diverses interventions, notamment :
En tant que partenaire clé de l’alliance Quadripartite « Une seule santé » (qui regroupe la FAO, le PNUE et l’OMS), l’OMSA contribue à renforcer la gouvernance et la mise en œuvre de cette approche à travers l’Afrique en soutenant la mise en place de mécanismes de coordination multisectoriels et d’une gouvernance « Une seule santé » aux niveaux régional et national. Conformément au cadre mondial du Plan d’action conjoint «Une seule santé», l’OMSA collabore avec ses partenaires pour mettre en place et renforcer les plateformes nationales « Une seule santé », qui sont essentielles à la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé ». L’OMSA met l’accent sur l’intégration des services vétérinaires, ainsi que sur le renforcement de leurs compétences et de leurs capacités, afin d’améliorer la santé animale et de contribuer à la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé » dans les pays concernés.
En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, l’OMSA est partenaire technique du programme « Santé et résilience » (HeSP); dans le cadre de ce programme, l’OMSA soutient la mise en place de mécanismes de coordination multisectoriels visant à renforcer la surveillance des maladies, la préparation aux crises, les capacités du personnel vétérinaire et les réseaux de laboratoires face aux menaces sanitaires de nature zoonotique.
Parmi les priorités phares dans la région Afrique figure la lutte contre la rage, une maladie zoonotique évitable qui continue de causer des décès humains évitables, en particulier chez les enfants et les populations vulnérables. L’OMSA aide les pays africains à poursuivre l’objectif mondial d’élimination des décès humains dus à la rage transmise par les chiens grâce à des programmes de vaccination renforcés, à une surveillance améliorée et à l’engagement des communautés.
Des populations d’animaux sauvages en bonne santé et une surveillance efficace des maladies de la faune sauvage sont des éléments essentiels non seulement pour préserver les espèces sauvages et la santé des écosystèmes, mais aussi pour prévenir la transmission des zoonoses aux animaux et aux humains. Cela revêt une importance cruciale pour l’Afrique, où la biodiversité constitue à la fois un trésor écologique et une source de moyens de subsistance pour de nombreuses communautés. L’OMSA a récemment lancé sa Stratégie pour la santé de la faune sauvage 2026-2030, réaffirmant l’importance des systèmes de surveillance, de la prévention et des capacités de réponse rapide pour faire face aux menaces sanitaires à l’interface entre la faune sauvage, l’homme et le bétail.
Grâce aux projets EBO-SURSY et ZOOSURSY, l’OMSA continue de renforcer les capacités de l’Afrique à prévenir, détecter et répondre aux maladies zoonotiques en développant la surveillance de la faune sauvage, en encourageant la recherche et en favorisant la collaboration intersectorielle dans le cadre de l’approche « Une seule santé».
La prévention des zoonoses est une responsabilité partagée. En investissant dans la santé animale, en renforçant la surveillance des maladies, en protégeant la biodiversité et en favorisant la collaboration intersectorielle, nous pouvons bâtir des sociétés plus saines et plus résilientes, tant pour les personnes que pour les animaux et les écosystèmes.
À l’occasion de cette Journée mondiale des zoonoses, l’OMSA appelle les gouvernements, les professionnels vétérinaires, les experts en santé publique, les chercheurs, les agences environnementales, les communautés et les partenaires de développement à renforcer leur collaboration dans le cadre de l’approche « Une seule santé ».