Dr. Moetapele Letshwenyo, WOAH Sub-Regional Representative for Southern Africa, giving opening remarks at the training. Photo(c) T. Tenzin (woah) 2025
Le Dr Moetapele Letshwenyo, représentant sous-régional de l’OMSA pour l’Afrique australe, prononce le discours d’ouverture de la formation. Photo (c) T. Tenzin (omsa) 2025
Du 9 au 11 septembre 2025, l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) a organisé une formation régionale à l’intention des points focaux nationaux chargés de la notification des maladies animales dans les pays africains anglophones. Organisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, cet événement a été mis en place par le Service de l’information et de l’analyse zoosanitaires mondiales (WAHIAD) et la Représentation sous-régionale de l’OMSA pour l’Afrique australe, à Gaborone, au Botswana, et généreusement financé par le Projet SPS-AfCFTA de l’Union Européenne.
Au total, 23 points focaux nationaux provenant de 23 pays (Afrique du Sud, Angola, Botswana, Égypte, Érythrée, Eswatini, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Mozambique, Namibie, Nigéria, Ouganda, Seychelles, Sierra Leone, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe) ont participé à la formation. Une formation similaire pour les pays africains francophones est prévue à Abidjan, Côte d’Ivoire, dans quelques jours.
Depuis sa création en 1924, l’OMSA fait office d’autorité mondiale en matière de santé animale, collectant, vérifiant et diffusant des données officielles sur les maladies animales afin de favoriser la transparence et la prise de décisions éclairées dans le commerce international. Pour renforcer cette mission, l’OMSA a développé le Système mondial d’information zoo-sanitaire (World Animal Health Information System, WAHIS), qui est aujourd’hui la principale plateforme de notification des maladies animales et des capacités vétérinaires à l’échelle mondiale.
La formation de trois jours visait à :
Le Dr Moetapele Letshwenyo, Représentant sous-régional de l’OMSA pour l’Afrique australe, a commencé par souligner l’évolution du système de notification sanitaire de l’OMSA, depuis le système Handistatus initial jusqu’à la plateforme WAHIS actuelle, qui est aujourd’hui l’outil le plus avancé pour la notification des maladies animales et des capacités vétérinaires. Il a souligné que la notification rapide et correcte des maladies est essentielle pour la détection précoce, la prévention des épidémies, la protection de la santé publique et la sécurité des échanges commerciaux. Il a insisté sur le fait que des données fiables sont indispensables pour mener des interventions ciblées, allouer efficacement les ressources et élaborer des politiques fondées sur des données probantes, tant au niveau national que régional.
D’autres intervenants lors de la séance d’ouverture, notamment la Dre Mpho Maja, Directrice de la santé animale au Ministère de l’Agriculture de la République d’Afrique du Sud, et la Dre Jenny Hutchison, Cheffe de Service du WAHIAD, ont souligné l’importance d’une notification transparente des maladies animales afin de permettre des interventions rapides et de protéger la santé publique et animale.
La formation a été animée par le Service de l’information et de l’analyse zoosanitaires mondiales (WAHIAD) de l’OMSA, basé à Paris. Elle a couvert les aspects clés de la notification des maladies animales, notamment le mandat de l’OMSA, une introduction à la plateforme WAHIS et l’utilisation de l’interface publique WAHIS pour accéder aux données sur les maladies animales terrestres et aquatiques.
Les participants ont été formés aux procédures de notification obligatoire, telles que les notifications immédiates, les rapports de suivi, les rapports semestriels et les rapports annuels, ainsi qu’au suivi des rumeurs et à la notification des maladies de la faune sauvage.
Les participants ont pris part à des sessions interactives comprenant des exercices pratiques sur la saisie de données, des études de cas basées sur des scénarios de rapportage et la navigation dans le système. La formation a renforcé l’engagement de l’OMSA en faveur de données harmonisées et de haute qualité sur la santé animale et a permis aux points focaux de devenir les principaux responsables de la surveillance des maladies dans leurs pays respectifs.