Elle reconnaît que la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes dans leur ensemble est interdépendante et étroitement liée.
Le 3 novembre de chaque année, les personnes qui défendent et pratiquent l’approche Une Seule Santé dans le monde se réunissent pour rappeler que la santé des personnes, des animaux et de l’environnement est interconnectée. S’attaquer aux zoonoses, à la résistance aux antimicrobiens et à la sécurité sanitaire des aliments suppose de travailler au-delà des secteurs et des frontières.
Cette journée attire l’attention sur une réalité simple mais importante : la santé des personnes, des animaux et de l’environnement est profondément interconnectée, et il est précieux de travailler au-delà des disciplines et des frontières.
À l’échelle mondiale, cette approche est portée par l’Alliance quadripartite, un partenariat entre l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). L’OMSA joue un rôle essentiel pour que la santé animale soit reconnue comme une composante à part entière du programme de santé au sens large.
À l’occasion de cette Journée Une Seule Santé, l’OMSA met en avant sa contribution aux efforts collaboratifs en faveur de l’approche Une seule santé en Afrique. Le Programme de sécurité sanitaire (Health Security Programme, HeSP) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, financé par la Banque Mondiale et mis en œuvre par l’Organisation ouest-africaine de la Santé (OOAS), réunit des partenaires régionaux et nationaux pour renforcer la sécurité sanitaire. Le programme comporte quatre composantes principales :
– la prévention des urgences sanitaires ;
– la détection des urgences sanitaires ;
– la riposte aux urgences sanitaires ;
– la gestion du programme et le renforcement des capacités institutionnelles.
Dans le cadre de ce programme, l’OMSA apporte une assistance technique à l’OOAS pour la mise en œuvre des activités de santé animale, au titre des composantes 1, 2 et 4.
Ci-dessous : Renforcement de la mise en œuvre de l’approche « Une Seule Santé » en Afrique de l’Ouest et du Centre: Atelier technique régional quadripartite (OMSA, FAO, PNUE, OMS). Conakry, Guinée | Juin 2026. © Communications (omsa) 2026
Strengthening One Health Implementation in West & Central Africa Quadripartite Regional Technical Workshop (WOAH, FAO, UNEP, WHO). Conakry, Guinea | June 2026. © WOAH Communications 2026
Une mise en œuvre efficace de l’approche Une Seule Santé suppose plus que de réunir les secteurs : elle exige une gouvernance claire, un engagement politique durable, des priorités partagées, une surveillance coordonnée et des investissements pérennes. Des plateformes nationales solides constituent le socle d’une prise de décision conjointe. Le HeSP a appuyé le renforcement des capacités institutionnelles et de la collaboration multisectorielle des plateformes nationales Une Seule Santé de 18 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, en les aidant à traduire l’approche Une seule santé en actions coordonnées.
Alors que l’Afrique avance vers un avenir plus sûr et en meilleure santé, le renforcement des plateformes nationales Une Seule Santé et de la coopération régionale reste une étape déterminante pour protéger la santé humaine, animale et environnementale, par une action coordonnée et pilotée par les pays.
Renforcement de la mise en œuvre de l'approche « Une Seule Santé » en Afrique de l'Ouest et du Centre: Atelier technique régional quadripartite (OMSA, FAO, PNUE, OMS). Conakry, Guinée | Juin 2026. © Communications (omsa) 2026
En novembre 2025, Cabo Verde a organisé son atelier national de transition RSI-PVS, qui rapproche le Règlement sanitaire international (RSI) et le Processus d’évaluation de la Performance des Services Vétérinaires (Processus PVS), dans le cadre du HeSP et avec les autorités nationales. L’atelier a réuni des personnes issues des Services Vétérinaires, de la santé publique et d’autres secteurs de santé essentiels, afin de renforcer la collaboration en matière de prévention, de détection et de riposte face aux menaces sanitaires à l’interface animal–humain–environnement.
S’appuyant sur les évaluations sanitaires internationales, à savoir l’Évaluation externe conjointe et le Processus PVS, les personnes participantes ont exploré les synergies entre les lacunes et les recommandations des évaluations nationales, puis élaboré une feuille de route nationale conjointe fondée sur l’approche Une Seule Santé. Cabo Verde est devenu l’un des 70 pays au monde à avoir tenu un tel atelier, formalisant la cohésion multisectorielle nationale entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale.
En tenant cet atelier, Cabo Verde a rejoint un mouvement international croissant, engagé dans la mise en œuvre concrète de l’approche Une Seule Santé. Il a ainsi réaffirmé son engagement à protéger la santé des animaux, des personnes et des écosystèmes, tout en contribuant aux objectifs régionaux et mondiaux Une Seule Santé.
La rage reste un problème de santé publique en Afrique : elle provoque des décès qui pourraient être évités grâce à une vaccination efficace. Le fardeau est souvent le plus lourd dans les communautés où l’accès aux soins après exposition est limité. La majorité des cas de rage humaine étant transmis par les chiens, une vaccination durable des chiens est au cœur de l’objectif d’élimination de la rage humaine d’origine canine d’ici 2030.
En Guinée, l’enjeu est désormais de consolider les progrès récents en pérennisant et en élargissant ces efforts. Cela signifie étendre la vaccination au-delà de la capitale, vers les communautés plus difficiles d’accès, tout en poursuivant la sensibilisation du public et en renforçant la collaboration entre les services vétérinaires et les services de santé humaine. Le HeSP participe à cet effort. Grâce à des partenariats entre le gouvernement, l’OMSA, Mission Rabies et la Banque mondiale, le HeSP soutient la vaccination de masse des chiens et contribue à l’approche collaborative nécessaire pour protéger à la fois les animaux et les personnes.
La lutte contre les zoonoses exige un effort multisectoriel, qui doit s’appuyer sur des systèmes de laboratoires solides pour assurer une surveillance de routine. Dans le cadre du Programme de jumelage de laboratoires de l’OMSA, le Laboratoire Central Vétérinaire de Diagnostic de Conakry s’associe au laboratoire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) afin de renforcer la capacité nationale de diagnostic de l’influenza aviaire. Cette maladie zoonotique pourra ainsi être détectée plus tôt, ce qui améliore la préparation de la Guinée en santé animale et en santé publique.
Au cours d’un partenariat structuré de trois ans, le laboratoire parent (ACIA, Canada) apportera un appui technique à la Guinée sous forme de formations, de transfert de connaissances et de gestion de la qualité. En favorisant une collaboration de long terme et un développement durable des capacités, le jumelage de laboratoires de l’OMSA renforce les capacités diagnostiques nationales et régionales, consolide la surveillance et la notification des maladies, et contribue à la sécurité sanitaire mondiale selon l’approche Une Seule Santé.
Ci-dessous : Renforcement de la mise en œuvre de l’approche « Une Seule Santé » en Afrique de l’Ouest et du Centre: Atelier technique régional quadripartite (OMSA, FAO, PNUE, OMS). Conakry, Guinée | Juin 2026. © Communications (omsa) 2026
Strengthening One Health Implementation in West & Central Africa Quadripartite Regional Technical Workshop (WOAH, FAO, UNEP, WHO). Conakry, Guinea | June 2026. © WOAH Communications 2026
Le Processus PVS aide les Services Vétérinaires nationaux et les services de santé des animaux aquatiques à bien comprendre leurs forces et leurs faiblesses, grâce à une méthodologie cohérente à l’échelle mondiale, fondée sur les normes internationales de l’OMSA en matière de santé et de bien-être des animaux. Il apporte un regard extérieur utile, qui peut révéler des lacunes, des inefficacités et des possibilités d’innovation. Plusieurs missions clés ont été menées pour soutenir le renforcement des Services vétérinaires et leur contribution à la sécurité sanitaire mondiale.
En 2025, des missions du Programme d’appui à la législation vétérinaire (PALV) ont été menées en Guinée et au Libéria. En 2026, une mission de suivi PVS a été menée au Nigéria, parallèlement à une mission d’analyse des écarts PVS au Cabo Verde. Ces activités ont permis d’évaluer les Services vétérinaires nationaux, d’en repérer les points forts et les domaines à améliorer, et d’appuyer l’élaboration d’actions ciblées pour accroître leur performance et leur pérennité. Globalement, les activités PVS jouent un rôle essentiel dans la sécurité sanitaire mondiale : elles renforcent les capacités vétérinaires, améliorent la prévention, la détection précoce et la maîtrise des maladies animales, y compris les zoonoses, et favorisent une coordination efficace entre les secteurs de la santé animale et de la santé humaine.
Grâce à l’évaluation systématique et à l’amélioration continue des Services Vétérinaires, le Processus PVS contribue à rendre les systèmes de santé nationaux plus résilients. Il renforce aussi la préparation des pays face aux menaces sanitaires émergentes et leur capacité à y répondre, conformément à l’approche Une Seule Santé.